Oups! j'ai failli laisser passer la période des voeux, tant l'année qui s'annonce se présente sous les pires auspices qui soient. Au départ j'avais songé à vous la souhaiter à pis new year. Mais en y repensant je pense que c'est peut-être la chance qu'on attendait de voir enfin le retour du sens dans notre chienne de vie ainsi que la disparition de l'individualisme égoïste et consumériste des précédentes décennies. Donc je vous la souhaite bonne et active cette année 2012 et surtout la s... olidarité. Un mot qui n'existe plus dans le dictionnaire du néo-libéralisme. Et avec moi mes deux plumes complices Aurélie et Thomas, ainsi que toute l'équipe de Colibrije toujours aux petits oignons pour vous. Mais surtout, cette année va voir le retour de notre arlésienne préférée, j'ai nommé Marina qui devrait, si tout ce passe bien, retrouver sa place parmi nous un peu avant l'alternance présidentielle. Vous voyez, que du bonheur! Je profite de cet édito pour vous signaler la sortie, la fin de l'année dernière, à une époque où les budgets sont clos, du guide des livres pour les 8/16 ans de mon pote Tony, Allez faire un tour dans mes coups de coeurs. Allez, mes petites rainettes en avant pour une nouvelle année pleine de découvertes littéraires, et vive la sociale! Bufolet
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Nous avons lu (et aimé)
Chaque soir à 11 heures
Malika Ferdjoukh est une auteure surprenante. Vous croyez avoir affaire à un roman de chick-lit, [...]
Et pour commencer, hélas, notre rubrique nécrologique. Il était deux fois, comme son nom l'indiquait avait décidé de donner une seconde vie à de grands classiques de la littérature pour la jeunesse que certains éditeurs quelque peu négligents avaient retiré de leur catalogue. Ainsi avaient été réédités, entre autres, le sourire du loup, John Rose et la chat de minuit, un train passe et tout récemment le chef d'oeuvre de David Wiesner : Mardi dont nous avons parlé dans nos coups de coeurs. La belle aventure s'achève donc alors qu'Adélaïde avait dans son carton un autre chef d'oeuvre de Crews : le Manège. Ironie du sort, ce qui est en cause , c'est le dépôt de bilan de son distributeur : Calibre. On le sait, le talon d'Achille des petits éditeurs, c'est la diffusion et la distribution de leurs ouvrages. Calibre offrait donc une logistique pour les commandes auprès des libraires. Mais au lieu de faciliter l'acheminement des livres dans les points de vente, Calibre avait des délais de livraison qui nous laissait augurer qu'il n'avait aucun stock et qu'il était donc obligé, une fois avoir reçu notre commande, de la commander auprès de l'éditeur. C'était à moyen terme ingérable! La plupart des éditeurs de Calibre ont trouvé avec Pollen un nouveau diffuseur-distributeur, mais Adélaïde avait perdu la confiance des banques qui, en ces temps de crisesont tout sauf coulants. Adélaïde, Bufolet est infiniment triste, et comme Pour Christian Bruel, il va jouer au loto jusqu'en septembre, espérant un miracle. Bufolet Tapez sur le petit logo pour la rubrique à brac de la petite édition
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12/01/2012 : La nuit dans les librairies...
Coup de projecteur sur...
OLIVIER DOUZOU
Bien sûr Olivier Douzou n'a laissé à personne d'autre qu'à lui-même (et à Frédérique Bertrand, sa plus fidèle complice) le soin d'inaugurer le nouveau logo du Rouergue jeunesse, département qu'il avait créé en 1994 avec Jojo la mâche, son premier album. Deux albums plus douz oulipiens que jamais. Il dé-chiffre pour notre plus grand plaisir Boucle d'or et les trois ours. Chiffres que l'on retrouve tant dans l'illustration : boucle d'or un rond/zéro doré quant aux trois ours ils sont figurés à la fois par un trois renversé pour les oreilles rondes et trois point pour les yeux et la truffe; que dans le texte jugez plutôt le petit ours à la voix délicieusement zézéyante s'écrit:"il y a quelqu'un qui 7 à 6 sur ma 16. Pour le second album Le Petit bonhomme pané, on est dans une veine oulipienne tendance Bobby Lapointe où tout peut être lu dans un double sens. De plus, on s'amusera à voir toutes les références à pleins d'auteurs d'albums prestigieux comme Hélène Riff (pour ces gribouillis du petit bonhomme avant qu'il tombe dans la panade), Bachelet et Vaugelade (pour le monde de coussins) et surtout bien sûr de Claude Ponti dont il rend un hommage à pratiquement toutes les pages. Il faut dire que ces deux là partagent le même amour pour l'oeuf. Pour Ponti un oeuf n'est en fait qu'un poussin masqué et pour Douzou, il se demande toujours qui de l'oeuf ou de l'ampoule a existé le premier. En quatrième de couverture on peut lire ou essayer de lire la réponse de Ponti à cet hommage. Et là, stupeur on assiste à une accusation de plagiat! Du coup je me suis rappelé il y a dix ans exactement, Olivier Douzou et Frédérique Bertrand sortaient un album intitulé "On ne copie pas" à la suite de l'emprunt de son célèbre format carré par un éditeur concurrent. A cette époque Douzou s'essayait à la quadrature du cercle. Or quelques mois plus tard, Claude Ponti installait son Georges Lebanc dans le square Duroncarré, comme pour rappeler par album interposé que l'auteur n'est pas propriétaire de son format. Et dix ans après il rappelle à son cadet que lui aussi... Après avoir adoré ces deux pépites, j'ai cherché le troisième album hors commerce que j'avais reçu par pli séparé. Impossible de mettre la main dessus. Il avait disparu. Et s'appelait précisément "La Disparition" ou plus exactement "La Dispa.ition". Comme dans le roman de Geo.ges Pe.ec, une lett.e avait dispa.u! Dans cet album illust.é pa. Olek Sekki, const.uctiviste .usse, une jolie fe.miè.e voit que son t.acteu. a pe.du sa .oue (laquelle deviend.a le logo du .oue.gue). Par contre, l'illustration est constituée presque exclusivement par des r ou R. Précipitez-vous sur le stand du Rouergue au Salon de Montreuil pour exiger ce petit chef d'oeuvre. Et puis d'abord Ol ek Sekki, c'est qui d'après vous?