Edito

Avec le mois de novembre revient le travail d'esclave à Colibrije. La crise concentre l'activité de notre entreprise en un mois là où on peine à l'exécuter en trois. Avec cette année, en plus, des délais de livraison des commandes de plus en plus délirants, mais nécessaires si nous voulons conserver nos clients. Pour satisfaire à ces exigences Colibrije a mis sur pied une nouvelle organisation aux antipodes de sa conception artisanale du métier de libraire. Ca nous complique la tâche, mais c'est comme ça. OK! On a compris! cette année sera encore pire que la précédente. Mais on pensait que nos plus anciens partenaires nous aideraient en adoptant au moins notre nouveau système informatique de saisie de commande. C'est pas dans le marché? OK, je leur conseille de revenir aux commandes sans numéros isbn (c'est pas dans le marché!) et pour le coup, on mettra la clé sous la porte.Une autre fois je vous parlerai de changements de comportement aussi inquiétants de la part d'autres clients historiques, bref Bufolet est en plein dans ses idées noires.

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Comment refuser de les mettre après 30 ans de militantisme pour une littérature jeunesse subversive!

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16/02/2012 : Panorama des littératures imaginaires pour la jeunesse à Vitry

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Des nouvelles de la petite édition

Et pour commencer, hélas, notre rubrique nécrologique. Il était deux fois, comme son nom l'indiquait avait décidé de donner une seconde vie à de grands classiques de la littérature pour la jeunesse que certains éditeurs quelque peu négligents avaient retiré de leur catalogue. Ainsi avaient été réédités, entre autres, le sourire du loup, John Rose et la chat de minuit, un train passe et tout récemment le chef d'oeuvre de David Wiesner : Mardi dont nous avons parlé dans nos coups de coeurs. La belle aventure s'achève donc alors qu'Adélaïde avait dans son carton un autre chef d'oeuvre de Crews : le Manège. Ironie du sort, ce qui est en cause , c'est le dépôt de bilan de son distributeur : Calibre. On le sait, le talon d'Achille des petits éditeurs, c'est la diffusion et la distribution de leurs ouvrages. Calibre offrait donc une logistique pour les commandes auprès des libraires. Mais au lieu de faciliter l'acheminement des livres dans les points de vente, Calibre avait des délais de livraison qui nous laissait augurer qu'il n'avait aucun stock et qu'il était donc obligé, une fois avoir reçu notre commande, de la commander auprès de l'éditeur. C'était à moyen terme ingérable! La plupart des éditeurs de Calibre ont trouvé avec Pollen un nouveau diffuseur-distributeur, mais Adélaïde avait perdu la confiance des banques qui, en ces temps de crisesont tout sauf coulants. Adélaïde, Bufolet est infiniment triste, et comme Pour Christian Bruel, il va jouer au loto jusqu'en septembre, espérant un miracle. Bufolet Tapez sur le petit logo pour la rubrique à brac de la petite édition

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12/01/2012 : La nuit dans les librairies...
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Coup de projecteur sur...
OLIVIER DOUZOU

Bien sûr Olivier Douzou n'a laissé à personne d'autre qu'à lui-même (et à Frédérique Bertrand, sa plus fidèle complice) le soin d'inaugurer le nouveau logo du Rouergue jeunesse, département qu'il avait créé en 1994 avec Jojo la mâche, son premier album. Deux albums plus douz oulipiens que jamais. Il dé-chiffre pour notre plus grand plaisir Boucle d'or et les trois ours. Chiffres que l'on retrouve tant dans l'illustration : boucle d'or un rond/zéro doré quant aux trois ours ils sont figurés à la fois par un trois renversé pour les oreilles rondes et trois point pour les yeux et la truffe; que dans le texte jugez plutôt le petit ours à la voix délicieusement zézéyante s'écrit:"il y a quelqu'un qui 7 à 6 sur ma 16. Pour le second album Le Petit bonhomme pané, on est dans une veine oulipienne tendance Bobby Lapointe où tout peut être lu dans un double sens. De plus, on s'amusera à voir toutes les références à pleins d'auteurs d'albums prestigieux comme Hélène Riff (pour ces gribouillis du petit bonhomme avant qu'il tombe dans la panade), Bachelet et Vaugelade (pour le monde de coussins) et surtout bien sûr de Claude Ponti dont il rend un hommage à pratiquement toutes les pages. Il faut dire que ces deux là partagent le même amour pour l'oeuf. Pour Ponti un oeuf n'est en fait qu'un poussin masqué et pour Douzou, il se demande toujours qui de l'oeuf ou de l'ampoule a existé le premier. En quatrième de couverture on peut lire ou essayer de lire la réponse de Ponti à cet hommage. Et là, stupeur on assiste à une accusation de plagiat! Du coup je me suis rappelé il y a dix ans exactement, Olivier Douzou et Frédérique Bertrand sortaient un album intitulé "On ne copie pas" à la suite de l'emprunt de son célèbre format carré par un éditeur concurrent. A cette époque Douzou s'essayait à la quadrature du cercle. Or quelques mois plus tard, Claude Ponti installait son Georges Lebanc dans le square Duroncarré, comme pour rappeler par album interposé que l'auteur n'est pas propriétaire de son format. Et dix ans après il rappelle à son cadet que lui aussi... Après avoir adoré ces deux pépites, j'ai cherché le troisième album hors commerce que j'avais reçu par pli séparé. Impossible de mettre la main dessus. Il avait disparu. Et s'appelait précisément "La Disparition" ou plus exactement "La Dispa.ition". Comme dans le roman de Geo.ges Pe.ec, une lett.e avait dispa.u! Dans cet album illust.é pa. Olek Sekki, const.uctiviste .usse, une jolie fe.miè.e voit que son t.acteu. a pe.du sa .oue (laquelle deviend.a le logo du .oue.gue). Par contre, l'illustration est constituée presque exclusivement par des r ou R. Précipitez-vous sur le stand du Rouergue au Salon de Montreuil pour exiger ce petit chef d'oeuvre. Et puis d'abord Ol ek Sekki, c'est qui d'après vous?

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